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  • : Candidat aux législatives de 2007 dans la 13ème circonscription du 93. Conseiller municipal divers droite de Neuilly sur Marne, ex-délégué cantonal RPR, mandataire de J. Chirac aux présidentielles 2002, mandataire d'A. Santini aux régionales 2004
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Mercredi 6 décembre 2006




« Des emplois oui, mais non précaires »

Entretien avec Benoit PETIT
Délégué national « Social-Société »
Délégué régional PACA
Doctorat en droit économique et social

aller sur le blog PACA

octobre 2006

Entretien réalisé par Grégory Giavarina


Jacques CHIRAC vient d’annoncer une nouvelle baisse du nombre de demandeurs d'emploi avec passage sous la barre des 9%. Doit-on aujourd'hui se féliciter des ces chiffres ?

Il n'y a vraiment pas de quoi se féliciter ! La baisse statistique des chiffres du chômage est loin d'être le fruit d'une politique de progrès social. Tout d'abord, le gouvernement a procédé à de nombreuses radiations sur les listes de l'ANPE, qui contribue à donner l'apparence d'une amélioration, mais personne n'est dupe, surtout ceux qui sont menacés par la précarité.

Un deuxième facteur explique la baisse du chômage : l'évolution démographique. Les générations du « baby-boom » d'après-guerre sont naturellement amenées à prendre leur retraite, et à libérer de facto des emplois. Or, cette donnée est indépendante de l'action gouvernementale, puisqu'elle est purement mécanique. D'ailleurs, ce second élément explique en partie l'embellie relative sur le chômage des jeunes.

Enfin, un dernier facteur explique la baisse du chômage : l'introduction en France du phénomène des "travailleurs pauvres". Il s'agit de toutes ces personnes qui ont un emploi, le plus souvent en intérim ou en CDD, mais dont la rémunération est trop faible pour permettre de vivre avec un minimum de confort. Le gouvernement a beaucoup misé sur cette nouvelle catégorie de travailleurs pour donner l'illusion d'avoir réglé le problème du chômage : le CNE et le CPE en sont une triste illustration.

Ainsi, pour réduire la "fracture sociale", le gouvernement n'a rien trouvé d'autre que le "mirage social" ! Mais chacun sait bien qu'en dépit d'un chômage à 9%, la précarité s'accroît mois après mois...


Pourtant dans un sondage publié en juillet dans Libération, 62% des Français jugent que le bilan du président de la République est «plutôt négatif» dans le domaine de l'emploi. Comment expliquer ce chiffre alors que ceux du chômage baissent ?

Parce que les Français savent bien que la réalité sociale n'est pas celle que l'on voudrait nous faire croire... les conseillers en communication de nos responsables politiques ont juste oublié que nos compatriotes vivent ces situations en vrai !

Tout d'abord, soyons honnêtes : droite et gauche ont failli sur cet enjeu... c'est un échec collectif ! L'emploi, et plus généralement le 'social', sont des enjeux qui doivent être traités certes sous l'angle quantitatif (baisse réelle des chiffres du chômage), mais aussi et surtout, sous l'angle qualitatif.

Je ne vois pas en quoi sortir du chômage pour entrer dans le travail précaire constitue un progrès social. Les Français l'ont montré pendant la crise du CPE : ils ne veulent pas de ces petits boulots, mal rémunérés et jetables, qui ne donnent aucune perspective d'avenir. Ils n'acceptent pas le discours selon lequel un emploi, même précaire, vaut mieux que le chômage.

Ceux qui, comme CAP 21, croient profondément au développement durable, c'est à dire à la résolution qualitative des problèmes sociaux et environnementaux, savent que notre pays mérite mieux... et surtout, peut faire mieux.


Mais alors que proposez-vous pour sortir du chômage tout en évitant les emplois précaires ?

Du bon sens : si les filières d’emploi d’aujourd’hui sont incapables de garantir la sécurité et la stabilité du travail, alors il faut d’urgence en développer d’autres. C’est tout de même incroyable : le chômage fait des ravages, alors qu’il y a tellement à faire pour préserver l’environnement et l’humanité !

Rendez-vous compte : si l'on mettait le "paquet" sur les énergies renouvelables, nous pourrions créer d'ici 2010, plus de 1.000.000 d'emplois en Europe, et 400.000 en France. Mais ça n'intéresse visiblement pas le gouvernement, qui préfère investir des milliards d'euros dans l'EPR et le projet ITER (quelques milliers d'emplois créés).

Tous les spécialistes sont unanimes : des millions d'emplois peuvent être créés rapidement en développant l'économie sociale, le tissu associatif, l'éco-industrie, la recherche, la coopération internationale, ... ! Il faut plus que de la volonté politique pour y parvenir… il faut surtout un sens de l’éthique économique.

A côté de ces nouvelles filières, il est également indispensable de soutenir la création d'entreprise et les PME : les zones franches, les fonds d'investissement, la simplification des démarches administratives sont des axes incontournables pour y parvenir. Des idées, des créations, des projets… vous pouvez avoir confiance en notre jeunesse, ils en ont pleins… tout ce qu’il leur faut, c’est un peu de protection et de soutien de la part de collectivité… même si cela bouscule les traditions, les manières de faire, ou même les mentalités, il ne faut pas avoir peur d'innover !


Les Français doivent-ils craindre aujourd’hui pour leurs emplois face à une « mondialisation galopante » et des délocalisations massives ?

On ne va pas se mentir : un grand nombre de nos secteurs industriels sont directement menacés par la mondialisation. Ce qui est inquiétant, c’est de constater que l’on ne se préoccupe pas beaucoup des reconversions qu’il faudra assurer. Une fois encore, tant que le politique se placera dans une perspective court-termiste, il sera incapable d’apporter des solutions efficaces à la mondialisation.

Il faut comprendre ce qui se passe précisément. Le système économique mondial est entrain de vivre une nouvelle mutation : les marchés n’ont plus de frontières, les échanges économiques se fondent sur internet, les entreprises s’allègent dans leurs activités,… bref, nous entrons dans une économie immatérielle.

Je recommande à tous la lecture de ‘L’age de l’accès’ dans lequel Jeremy RIFKIN (économiste américain, ancien conseiller de CLINTON et de PRODI) analyse parfaitement cette phase de mutation profonde. Tout est chamboulé : les valeurs du capitalisme, les rapports avec la société, les menaces qui pèsent désormais sur les individus, les codes de conduite,… même les valeurs de la société sont remises en question.

Certains, généralement aux extrêmes, sont convaincus qu’il faut refuser ces mutations… et promouvoir un autre modèle d’économie mondiale (lequel d’ailleurs ?). Quand on pense que Disney s’est même implantée en Chine, on se dit que ça parait quand même un peu compliqué à réaliser !

En revanche, il parait plus simple, et plus efficace, de préparer la société à vivre dans le nouveau siècle… parce que la mondialisation, c’est aussi et surtout la chance des associations, de l’économie sociale et environnementale, ou de tout ceux qui savent innover dans le sens de la qualité de vie.

Comme beaucoup, je vois Monsanto, Areva, ou Mc Donald’s… mais je vois aussi le commerce équitable, les fonds d’investissement éthiques, et les associations… Il faut protéger les individus contre les risques de la mondialisation (ce qui implique un effort de prévoyance), mais il faut également les aider à saisir les opportunités qu’elle offre.


L’heure du bilan de l’action gouvernementale vient à approcher. Peut on dire que les réformes des retraites et de l’assurance maladie soient des avancées importantes pour la France ?

C’est, en effet, le dernier « bruit » qui circule dans les coulisses, paraît-il… mais non, les réformes des retraites et de l’assurance maladie ne sont, hélas, pas à la hauteur de la réputation que le gouvernement voudrait leur construire.

Ils avaient besoin de sous pour colmater les brèches béantes du système, et bien ils ont trouvé les sous… en réduisant les dépenses de l'assurance-maladie (au détriment des mutuelles), et en augmentant la durée de l'effort contributif. Techniquement, c'est imparable...mais ce n’est qu’une petite rallonge de temps.

Mais enfin, comment voulez-vous sortir de l’impasse si l’on ne revient pas sur les raisons qui nous y ont conduit ?!

Pourtant, c’est simple à comprendre : les générations du « babyboom » quittent de plus en plus massivement la vie active, les dépenses de santé sont de plus en plus coûteuses, les demandes de soin s’amplifient et se complexifient avec la dégradation de notre environnement, et tout ça alors que nous aurons beaucoup moins de salariés pour financer le système.

Alors on peut toujours sortir les bonnes vieilles méthodes : retarder les départs à la retraite, augmenter la contribution des patients, injecter de l’argent, transférer les charges sur les mutuelles, etc… c’est sur, ça change de l’inaction, mais c’est quand même un peu court pour parler de vraie réforme.

En tout cas, à CAP 21, nous envisageons les choses différemment : la protection sociale dépend de la manière dont on conçoit la place des individus dans la société.

Quand on est retraité, par exemple, il est toujours possible de contribuer à la solidarité nationale... pourquoi ne pas envisager de financer notre Sécurité sociale avec des contributions assises sur la valeur ajoutée des entreprises et sur la consommation, plutôt que de nous entêter à conserver un système qui repose majoritairement sur des cotisations salariales ?

Quand on est un patient-potentiel, il est parfaitement normal de demander des comptes à celui qui menace notre santé, notamment en finançant les coûts sociaux de son activité… pourquoi ne pas envisager d'appliquer une forme de principe "pollueur-payeur", qui consisterait à faire payer aux entreprises dont les produits aggravent la santé de nos concitoyens (tabac, alcool, industries polluantes, constructeurs automobiles, ...), le coût qu'elles imposent indirectement à notre assurance-maladie ?

Mais encore une fois, cela ne se fera pas dans les cabinets ministériels, avec des mesures uniquement techniques et dénuées de sens sociétal… des Etats Généraux de la Protection sociale sont nécessaires !

La France peut croire en ses capacités ! Les solutions existent, il suffit de vouloir lever les yeux un peu plus loin a l’horizon, et de jeter un coup d’œil a ce qu’ont fait nos voisins… et s’il faut revenir en arrière sur certains principes clairement inadaptés, alors allons-y !


www.cap21.net

François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007
Par SYLVAIN ROBIQUET - Publié dans : AUTRES
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Mercredi 6 décembre 2006

Serres-Castet - 2 décembre 2006


LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES


lire Lire la déclaration de candidature de François Bayrou (.html) télécharger Télécharger (.pdf)

(seul le prononcé fait foi)

Mes chers amis,

Votre présence en cet instant est précieuse pour moi.

Je vous ai invités en cet endroit que j’aime, où j’ai des racines, la place républicaine d’une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois beau et simple, pour vous dire ceci, qui m’engage, et qui va, pour beaucoup d’entre vous, vous engager aussi.

Je suis candidat à la présidence de la République.

Dans cinq mois, chacun des citoyens français, femmes et hommes, va choisir et décider.

Ces cinq mois sont très importants pour notre pays. Ces femmes et ces hommes, je vais aller les voir, les rencontrer, sinon tous, du moins le plus possible, leur parler à la télévision et à la radio, sur internet, dans la presse écrite, pour les convaincre de ceci : il faut que la France prenne un autre chemin.

Pendant ces années, les gouvernants, perdus dans leurs querelles, n’ont eu ni la volonté ni le courage nécessaires. Mais ce sont les Français qui ont payé les pots cassés.

Ce sont les Français qui sont au chômage. Deux millions d’entre eux, plus un million trois cents mille rmistes, plus les Ass et les minima sociaux divers, en tout quatre millions des nôtres.

Ce sont les Français qui paient la dette. 1150 milliards d’euros, qui coûtent tous les mois à chaque Français au travail, tous les mois 200 € en moyenne.

Ce sont les Français qui voient monter la violence. Nous avons des banlieues où la police ne peut plus entrer, avec des services publics disparus, et des générations détruites au point qu’elles en viennent à se glorifier de faire brûler des voitures, des commissariats, des bus. Et parfois, dans les bus, il y a des jeunes filles transformées en torche vivante. Et dans la cité de l’Ousse des Bois, il y a quelques mois, ce sont deux policiers qu’on a failli faire brûler.

La couleur de la peau, comme la religion ou l’origine, est redevenue une obsession. Les noirs se sentent sous-estimés, et dans certains quartiers, ce sont les blancs qui se sentent mal vus.

Les fins de mois sont de plus en plus difficiles et, des petites retraites jusqu’aux salaires moyens, personne n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Les chercheurs français prouvent qu’ils sont parmi les meilleurs du monde, mais c’est dans les laboratoires américains. Nous les avons formés, et ils les utilisent. Les créateurs d’entreprise qui ont réussi vont s’installer, les uns après les autres, en Belgique. Tout cela, c’est la substance de la France qui s’en va.

L’Europe qui était notre espoir est devenue notre découragement. Elle est sans inspiration, puisque l’inspiration ne peut venir que de la France.

Voilà notre pays, et j’en passe, et j’en oublie. Voilà sa situation réelle.

Chacune de ces crises est à elle seule immense. Chacune nécessiterait un immense effort national. Et nous, nous devons maintenant les affronter toutes ensemble.

C’est pourquoi on ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une moitié du pays contre l’autre.

Chaque semaine, à l’Assemblée nationale, Voir la moitié de l’Assemblée, avec le doigt accusateur, qui hurle : « c’est la faute de la gauche ! ». Et voir l’autre moitié, avec la même violence, hurler : « c’est la faute de la droite ! », d’abord on se dit que c’est ridicule, et puis on éprouve un sentiment de honte…

Ce sont, pour la plupart, des gens intelligents, ils se sont succédés au pouvoir, sans aucune interruption, depuis vingt-cinq ans. C’est la politique comme nous la faisons depuis cinquante ans qui les rend bêtes.

On ne peut pas continuer comme cela.

Je ne crois plus à cette guerre de la moitié de la France contre l’autre.

Les uns vous disent qu’il faut d’urgence battre la droite pour que ça aille mieux. Les autres qu’il faut à tout prix préserver la France de la gauche.

Et moi je dis : tout cela est vain. Ce n’est plus à l’échelle des problèmes. Ce n’est plus à l’échelle du temps.

Pour donner une chance à la France, il faut prendre le meilleur et les meilleurs.

Ce que nous avons à faire est si difficile qu’il faut une volonté ferme capable de fédérer un soutien large.

Désormais, nous n’avons plus le temps de la querelle et de la guerre des camps. Nous n’avons plus le temps de continuer à nous invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait, avant qu’ils ne défassent à leur tour ce que vous allez faire.

Il nous reste une chance, une seule : rassembler notre pays, fixer des objectifs raisonnables et républicains, nous regrouper et faire reculer, pas à pas, mètre par mètre, avec acharnement, les échecs et le déclin.

Mais la division n’est pas seulement entre ces deux camps politiques. La division a pénétré partout dans notre société, en recherche perpétuelle de boucs émissaires. Pour l’un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l’autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse. Pour d’autres, ce sont les syndicats qui sont coupables. Pour d’autres, ce sont les fonctionnaires. Pour d’autres, ce sont les paysans qui polluent. Pour certains, ce sont les écologistes qui abusent. Pour d’autres, ce sont les musulmans qu’il faut cibler, pour d’autres, l’obsession c’est le lobby gay…

Tout cela, cette recherche éperdue de boucs émissaires, c’est le signe d’un peuple qui va mal.

J’ai passé une partie de ma vie à réfléchir sur Henri IV. Si je l’ai tant aimé, ce n’est pas parce qu’il était béarnais, né dans le château que vous apercevez dans le lointain. Si je l’ai aimé, à quatre siècles de distance, c’est qu’il a voulu et accompli la réconciliation de son peuple, alors que tout conduisait à ce qu’il continue à se haïr.

L’esprit de rassemblement et de réconciliation, c’est ma conception de la fonction de chef d’État.

C’est le plus urgent besoin de la France.

Et il est des responsables publics qui le savent. Ce sont les maires, tous les jours, dans tous les villages de France.

Si je suis élu, je nommerai au gouvernement une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents avec mission de mettre en œuvre le même projet républicain, et cela non pas malgré leurs différences, mais en s’appuyant sur leurs différences.

Chacun gardera ses valeurs. Tant mieux ! Car on a besoin des valeurs des uns et des autres. L’esprit d’entreprendre, le goût de l’ordre, on les classe à droite ; la solidarité, l’égalité des droits, à gauche ; la tolérance, l’équilibre et l’équité, au centre. Nous avons besoin de toutes ces valeurs, en même temps. Et les écologistes ont raison de rappeler que nous sommes embarqués sur une petite planète, comme une Arche de Noé dans l’univers, et que nous sommes comptables de l’air qu’on y respire et des espèces, chacune des espèces, qui y sont embarquées, y compris la nôtre, l’espèce humaine à tête dure.

Ces valeurs, il faut cesser de les regarder comme antagonistes, il faut se rendre compte qu’on a besoin de les faire vivre ensemble.

Le temps des grandes querelles idéologiques, pour le moment, est derrière nous.

D’autant plus que nous, peuple français, nous avons un modèle de société qui est lui-même en péril, notre modèle de société républicain : si nous voulons le sauver, il va falloir mener le combat.

La pression du modèle matérialiste est immense et en face de ce modèle où l’argent est la valeur dominante, liberté, égalité, fraternité, cela ne pèse pas lourd.

Mais je dois vous dire, pour que tout soit clair entre nous, que ce sont mes valeurs. Que je suis de ce côté là. Et que je ne suis pas près d’y renoncer.

Reconstruire la République affaiblie, réimplanter l’État là où ça va mal dans la société française, notamment dans les banlieues, équilibrer les finances publiques qui sont à bout de souffle, soutenir l’esprit d’entreprise, l’esprit de création, l’esprit de recherche, sortir de l’exclusion le million trois cent mille Rmistes en leur offrant non seulement un chèque de survie mais une activité, faire respecter et progresser l’école républicaine et non pas la mépriser, faire respecter et mieux armer la justice de notre pays, permettre aux femmes de mieux vivre leur vie multiple, combattre la solitude et la violence qui nous minent, reprendre à la base l’idéal européen, tout cela c’est un effort immense.

Cet effort ne peut être conduit avec succès que par des volontés républicaines qui acceptent de travailler ensemble.

Et elles ne travailleront ensemble qu’autour d’un président ayant reçu pour les fédérer un mandat du peuple. Personne ne résiste à la décision clairement exprimée du peuple souverain. Le peuple donne mandat au président et le président organise le gouvernement nouveau et la majorité nouvelle.

Voilà la clé de cette élection. Voilà la clé de ce changement d’ère politique.

C’est une constante dans notre histoire. Chaque fois que la France a voulu se redresser, c’est cette voie qu’elle a choisie. C’est ce qu’a imposé Charles de Gaulle à la Libération et en 1958. C’est ce qu’ont voulu Pierre Mendès-France, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, Michel Rocard et Jacques Delors.

Ne croyez pas que ce mouvement soit seulement français et que la France quand elle l’entreprendra sera pionnière et isolée.

Mes chers amis, partout autour de nous, les peuples, contre tous les pronostics, imposent ce choix à des gouvernants rétifs. Cela vient de se produire, vous le savez, dans le plus grand pays de l’Union européenne, chez nos voisins allemands. Cela vient de se produire en Autriche, cela vient de se produire aux Pays-Bas. Cela se produira en France.

Bien sûr, c’est un peu plus difficile en France, en raison de nos institutions verrouillées. Mais nous allons les déverrouiller.

C’est un mouvement des temps ! Les peuples ont compris plus vite que leurs dirigeants que le temps du simplisme est révolu. Que le monde est complexe. Que la société éclate en archipels, tous différents, chacun avec sa logique, ne comprenant pas les autres, et qu’il faut beaucoup de compréhension, beaucoup de tolérance, pour les rassembler et les faire vivre ensemble. Les peuples l’ont compris parce qu’ils le vivent et d’abord dans leur famille.

C’est pourquoi ils disent à leurs dirigeants : s’il vous plaît, montrez-nous l’exemple.

C’est cet exemple que j’ai choisi d’incarner, aidé par votre soutien et votre amitié, aidé par la magnifique équipe qui m’entoure, et aidé par les miens. La France n’a pas seulement besoin d’un changement de visages ou de génération. Elle a besoin de changer de logique. Elle a besoin de temps nouveaux.

Nombreux sont ceux qui disent : nous aimons la France de toutes nos forces. Aujourd’hui elle a besoin de toutes nos forces. Je m’engage et nous nous engageons à les réunir pour servir notre peuple et notre pays.

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Récit de la déclaration de candidature de François Bayrou
Jean Lassalle : « C'est le début d'une longue marche »

A Serres-Castet, il est un peu plus de midi. Au loin, si proches, les Pyrénées sont bleues. Bleu profond, dense. Doux cependant. (…) Il y a la toile et le fond. Tout est symbole, tout fait symbole : mais ici, tout est vrai. Le pays de ses racines et le choix de « la place républicaine d’une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois simple et beau » : ce sont les mots de François Bayrou pour expliquer le choix du lieu de sa déclaration. >>> Lire la suite

Interview de François Bayrou à La République des Pyrénées et L'Eclair des Pyrénées
du 2 décembre

« Ce qui me motive »

Se présenter à l’élection présidentielle : est-ce une décision facile à prendre ?
François Bayrou : « C’est une décision très lourde, à titre personnel, mais aussi pour sa famille, ses amis. Il s’agit de l’aboutissement d’un effort continu. Dans l’élection présidentielle, il y a une intensité, une dureté même, qui ne se retrouvent pas dans les autres scrutins ; mais c’est le seul moyen de donner corps aux idées et aux convictions qui vous animent pour votre pays...
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Interview de François Bayrou à Sud Ouest du 2 décembre
L’entrée en campagne doit être scellée par un acte solennel

« Sud Ouest ». Pourquoi avoir choisi le village de Serres-Castet pour annoncer votre candidature ?
François Bayrou. Parce qu'il est au coeur de la circonscription que je représente depuis vingt ans à l'Assemblée nationale, et aussi parce que c'est un admirable balcon sur les Pyrénées, la ville de Pau et la plaine du gave. De surcroît, et même si c'est anecdotique, c'est le village d'origine des Bayrou.

Surtout, c'est loin de Paris !
Pour moi, c'est un geste important. C'est l'entrée dans une campagne qui doit être scellée par un acte solennel. On doit le lier avec tout ce que l'on est, avec son histoire, ses amis…
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Par SYLVAIN ROBIQUET - Publié dans : AUTRES
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Mercredi 6 décembre 2006
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Projet A103


16 juillet 2003


Bertrand LANDRIEU, préfet de la région d'Ile de France, préfet de Paris, a réuni le 16 juillet les représentants des collectivités intéressées par les problèmes de déplacement sur le secteur compris entre la ville nouvelle de Marne la Vallée et le cœur de la Seine St Denis. Sont donc concernés le département de Seine St Denis mais aussi la Seine et Marne et le Val de Marne.

Le préfet a rappelé que le projet A103, inscrit dans les documents d'urbanisme depuis des dizaines d'années, avait été énoncé comme solution aux problèmes de déplacement dans ce secteur, mais que de nombreuses autres solutions étaient envisageables (autre type d'infrastructure routière, substitution totale ou partielle par un ouvrage de transport collectif…). Il a appelé les élus à une réflexion sans tabou sur l'ensemble des solutions possibles.

Bertrand LANDRIEU a donc souhaité que l'administration et les services des collectivités intéressées établissent un catalogue des solutions envisageables sans préjuger de jugement de valeur sur l'opportunité de ces solutions.

Dans un deuxième temps, un bureau d'études indépendant sera mandaté pour faire une évaluation comparative des avantages, coûts et nuisances de chacune des solutions envisagées.

Ce travail technique doit donner les éléments d'un débat politique dont le comité de pilotage sera le premier cadre au printemps 2004.

Contact presse :
Isabelle Bara - tél. 01 44 42 61 06 isabelle.bara@ile-de-france.pref.gouv.fr

 ET QUOI DE PLUS DEPUIS ??? ...... RIEN? MERCI !!!
Par SYLVAIN ROBIQUET - Publié dans : ROBIQUET
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Mercredi 6 décembre 2006

Le groupe UDF s’est abstenu faute de projet global de prévention
de la délinquance

Jean-Christophe Lagarde a estimé dans son explication de vote que le texte contenait plusieurs avancées comme le rôle de coordonnateur de la prévention donné au maire, cependant, il ne s’agit pour lui que d’« une boîte à outils utile mais ce n’est pas le projet d’architecte » que le groupe UDF attendait. Jean-Christophe Lagarde a expliqué que « la prévention de la délinquance ne saurait se limiter aux domaines de la police et de la justice. La prévention la plus efficace se situe en amont ». Le député estime qu’elle repose sur trois piliers : l’urbanisme – il s’agit de briser les ghettos qui alimentent la délinquance et la violence, l’éducation – notre système scolaire rejette chaque année 100 000 jeunes sans formation ; la façon dont s’exerce la justice – sa crédibilité est, selon lui en jeu : son accessibilité mais aussi la rapidité, la souplesse et l’intelligence dans les sanctions. En l’absence de projet global, le groupe UDF s’est abstenu sur le texte. (06/12/06)


>>> Lire l’explication de vote de Jean-Christophe Lagarde

Par SYLVAIN ROBIQUET - Publié dans : AUTRES
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Mercredi 6 décembre 2006
 
 

 Département

Quelques chiffres


Située au nord-est de Paris, la Seine-Saint-Denis (région Ile-de-France) est, en surface, l’un des plus petits départements de France (236 km²) mais se situe au 7è rang pour sa population avec 1 382 861 habitants (recensement mars 1999).
3 arrondissements, 13 circonscriptions législatives, 40 cantons, 40 communes la composent.

Superficie : 236 km²
= environ 36 % de la superficie de la petite couronne (657 km²)

Nombre de communes : 40, sur les 123 qui composent la petite couronne.
Les communes les plus importantes : Montreuil (90.674 hbts), Saint-Denis (85.832 hbts)
La commune la moins peuplée : Coubron (4.612 hbts)

Population : 1.382.861 habitants
= 12,6% de la population francilienne
Entre 1990 et 1999, la population a enregistré la progression la plus faible de la région, avec un taux de variation annuel de 0,01% (0,3% en Ile-de-France)

Densité :
5.860 habitants au km²
2ème département le plus dense de la petite couronne

Taux de natalité :
18,2 naissances pour 1 000 habitants en 2001
moyenne de la petite couronne : 17,0 ‰

28% de la population a moins de 20 ans
15% de la population a plus de 60 ans

48,6% d’actifs dans la population

Population étrangère : 258.850 étrangers
= 18,7% de la population départementale
Ce taux est de 14, 5% pour Paris, 5,6% en France

108 collèges, d’une capacité moyenne de 600 élèves

Poids économique :
- 2,5 % du PIB national
- 5ème département pour sa part dans le PNB
- 9 % des effectifs salariés d’Ile-de-France, 4ème rang régional
- 40.000 entreprises privées, dont 80% emploient moins de 10 salariés

Activités :
- Tertiaire à 71% (services, commerces, transports)
- Industrie et construction à 29%

Commerce :
22 centres commerciaux
surface totale de 648.771 m²
2ème position derrière les Yvelines

Agriculture :
La plus grosse production du département concerne les œufs : avec 260.000 poules pondeuses, la Seine-Saint-Denis met sur le marché plus de 70 millions d’œufs chaque année.

Budget du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis = 1,6 milliard €
- fonctionnement = 1,2 milliards €, financés à 66% par les impôts directs (taxe d’habitation, foncier bâti et non-bâti, taxe professionnelle) et indirects
- investissement = 361 millions €, financés à 45% par l’emprunt





http://www.jeunesudf93.org/images/seine-st-denis.gif


Un département pourvu de nombreux atouts



La Seine-Saint-Denis est réputée département « difficile ». Pourtant, elle dispose de nombreux atouts, à faire pâlir d’envie bien des départements français…

Département jeune, administrativement par sa date de création (1964), et par la composition de sa population (29% de la population a moins de 25 ans), elle apparaît comme un territoire prometteur pour les hommes et plus attractif pour les entreprises, par sa vocation internationale et les nombreux atouts dont elle dispose aujourd’hui, aux premiers rangs desquels sa situation et ses infrastructures.

On a trop souvent tendance à l’oublier, la Seine-Saint-Denis est le 2ème pôle universitaire d’Ile-de-France, avec ses universités, 50.000 étudiants répartis sur les sites de Saint-Denis, Villetaneuse, Montreuil, Marne-la-Vallée et Bobigny…

A proximité d’une des plus célèbres capitales du monde, ses infrastructures de transports et de communication
Elle bénéficie en effet de la présence sur son territoire de 2 aéroports : Roissy-Charles de Gaulle et Le Bourget. Plaque tournante des échanges internationaux, l’aéroport international de Roissy-Charles de Gaulle est la 2ème plate-forme aérienne d’Europe, et celle qui connaît le plus fort développement. 50 millions de passagers transitent dans cet aéroport chaque année, ce qui le place au 3ème rang européen pour les passagers. Il est également au 3ème rang européen pour le fret. Sa gare d’interconnexion TGV/RER y ajoute des correspondances ferrées avec plus de 50 villes de France et d’Europe. L’aéroport du Bourget est quant à lui leader en France pour l’aviation d’affaires et voit passer 80.000 passagers par an.
Elle voit aussi son territoire irrigué par un réseau routier particulièrement dense : avec les autoroutes A1, A3, A4, A104, A86, ce sont 69 km d’autoroutes, auxquels s’ajoutent 128 km de routes nationales.
Son réseau de transports en commun rapproche ses habitants du reste de l’Ile-de-France : 10 à 20 minutes suffisent pour gagner le centre de la capitale. 6 lignes de métro, 5 lignes de RER, 1 ligne de tramway et 110 lignes d’autobus traversent le département.
Enfin, l’Europe du Nord et de l’Est – et bientôt l’Europe du Sud – sont aux portes du département, accessibles par autoroutes et par TGV (Eurostar, Thalys, Méditerranée), ce qui place la Seine-Saint-Denis à 1h de Lille, 1h30 de Bruxelles, 2h30 de Londres, ou encore 4h d’Amsterdam…

La Seine-Saint-Denis bénéficie en outre d’équipements collectifs abondants et d’une excellente couverture du territoire par les télécommunications à haut débit.

Ces atouts confèrent ainsi à l’espace économique
La Seine-Saint-Denis est un département qui se désindustrialise. Les activités de services y connaissent un essor important, et le tissu économique est en pleine densification, avec plus de 60 zones d’activités, 40.000 entreprises, des sièges sociaux d’entreprises leaders (VediorBis, Siemens, Air France, Ubisoft…), des centres de recherche modiaux (L’Oreal, Gaz de France, Saint-Gobain, Rodhia, Delphi, Guerbet…).
On observe à cet égard une véritable dynamique de changement, grâce à l’action conjointe de l’Europe, de l’Etat et de la Région, qui financent plusieurs programmes ambitieux favorisant la venue de nouvelles entreprises et le développement du tissu existant.
Parmi les pôles de développement du département, on peut citer la Plaine-Saint-Denis, le secteur de Noisy-le-Grand, la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, le centre commercial Rosny 2 (et bientôt Domus), le projet de centre commercial à Aubervilliers…
Le développent du département s’appuie et sera amené à s’appuyer notamment sur des pôles porteurs tels que l’image (cinéma, audiovisuel, imagerie de synthèse…) ou l’aéronautique (autour du Bourget).

Le phénomène d’attractivité des entreprises repose sur un potentiel en immobilier d’entreprise moderne à un coût ultra compétitif, avec des prix moyens à la location au m² très attractifs, de nombreuses réserves foncières rares à proximité de Paris, notamment à partir des friches industrielles, plus d’un million de m² de bureaux construits et à construire d’ici 3 ans…

Par ailleurs, la Seine-Saint-Denis bénéficie de la présence sur son territoire du 1er parc d’activités logistiques d’Europe (Garonor à Aulnay-sous-Bois), et de 2 parcs d’expositions internationaux (Villepinte et Le Bourget) où se déroulent chaque année de nombreux salons professionnels.

En termes d’identité historique et de qualité de vie, la Seine-Saint-Denis dispose là encore de nombreux atouts.

En matière de patrimoine historique et culturel, la basilique des rois de France à Saint-Denis, des vestiges archéologiques (Villepinte, Bondy, Tremblay, Pantin…), le Moulin de Montfermeil, les studios des Frères Lumière à Montreuil… témoignent de l’identité profonde du département.

En matière d’environnement, la Seine-Saint-Denis compte plus de 10 m² d’espaces verts par habitant, des zones naturelles reconnues au niveau européen (Parc de la Courneuve), des promenades agréables (Bords de Marne, Canal de l’Ourcq), des zones naturelles sensibles en cours d’aménagement (zone de la Haute-Ile à Neuilly-sur-Marne, Parc intercommunal du Plateau d’Avron à Rosny-sous-Bois–Neuilly-Plaisance)…

En matière de tourisme, la Seine-Saint-Denis montre également son dynamisme, avec des étapes incontournables telles que le musée de l’Air et de l’Espace au Bourget, le musée de l’orfèvrerie Christofle à Saint-Denis, le Stade de France dont la construction à Saint-Denis, décidée par Edouard Balladur, a notamment contribué à l’amélioration de l’image du département. Le déroulement de la Coupe du Monde de football en 1998 et des Championnats du Monde d’athlétisme en 2003 a dynamisé encore plus le département par le resserrement des liens entre les collectivités publiques. Un dynamisme reconnu dans le cadre de la candidature de la France et de Paris pour les Jeux Olympiques en 2012. On peut également citer le pittoresque marché aux puces de Saint-Ouen, qui représente 13.000 emplois directs et indirects, 600 millions € de chiffre d’affaires annuel dont 80% à l’export, et 11 millions de visiteurs par an.

Enfin, notons que l’Ile-de-France est la 3ème région économique du monde et la 1ère région européenne : une position qui donne à la Seine-Saint-Denis une véritable vocation internationale dont elle doit tirer profit.

Tous ces atouts méritent d’être mis en avant, pour que la Seine-Saint-Denis, en plein éveil, s’ouvre sur l’extérieur et ne reste pas repliée sur elle-même.

ouvrent la Seine-Saint-Denis sur le monde et en font un espace privilégié pour les échanges et les activités des entreprises. séquano-dyonisien une dimension mondiale.




Autopsie d’un échec


Ce qui frappe lorsqu’on parcourt les discours de la majorité du Conseil Général, c’est leur formidable vanité. Selon les élus socialo-communistes, la politique qu’ils mènent depuis des décennies est infaillible et n’a pu qu’engendrer un développement harmonieux « au service de l’homme ». Que se cache-t-il réellement derrière ce phrasé pompeux ?

Malgré les nombreux atouts énoncés précédemment, cela n’empêche pas l’énumération de s’inverser, dans l’opinion, en une litanie de calamités : chômage, pauvreté, insécurité, échec scolaire, urbanisme désastreux… Le département semble concentrer, sur son territoire restreint, toutes les difficultés de la société française.

En effet, la Seine-Saint-Denis enregistre, par rapport aux autres départements d’Ile-de-France :

- le plus faible revenu moyen imposable (19.463 €, contre 25.050 € en Ile-de-France)

- le plus fort pourcentage de foyers non-imposés (46,2%, contre 35% en Ile-de-France)

- le plus fort taux de chômage (14,2% contre 10,1% en Ile-de-France)

- le plus grand nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (26,6% contre 19,7% en Ile-de-France)

- la plus grande proportion de RMIstes :
Cela représente 3% de la population départementale, contre 1,65% de la population francilienne.
La Seine-Saint-Denis concentre à elle seule 23% des allocataires franciliens du RMI, tandis qu’elle ne représente que 12,6% de la population francilienne.
Le RMI pèse pour 250 millions € dans le budget de fonctionnement du Conseil Général, financés par les impôts directs et indirects.

- la plus grande part de familles monoparentales parmi les allocataires du RMI (26,3%)

- le 2ème rang francilien en nombre de bénéficiaires de la CMU de base (15,08% contre 9,45% en Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis étant l’un des 5 départements français les plus touchés par la CMU)

- le seuil de pauvreté le plus important d’Ile-de-France (18% de la population départementale vivent sous le seuil de pauvreté)

- un taux particulièrement élevé de décès liés au SIDA (3,98 pour 100.000 décès en Seine-Saint-Denis, contre 1,64 en France)

- un taux particulièrement élevé de décès liés à l’alcoolisme, par rapport au taux francilien

- un taux de natalité plus élevé qu’ailleurs (18,09‰, contre 13,2‰ en France)
- un taux de mortalité moins élevé qu’ailleurs (6,60‰, contre 9‰ en France)
- mais, paradoxalement, un taux de mortalité infantile beaucoup plus élevé (5,60‰, contre 4,54‰ en France)

- un taux de couverture médicale hospitalière inférieur au taux francilien, en médecine comme en chirurgie (respectivement 1,66 lits pour 1.000 habitants en Seine-Saint-Denis contre 2,28 en Ile-de-France, et 1,65 contre 1,93)

- un taux d’équipement en faveur des personnes handicapées trois fois moins élevé qu’en France :
0,13 places pour adultes handicapés pour 1.000 adultes de 20 à 59 ans, contre 0,45 en France
5,57 places pour jeunes handicapés pour 1.000 jeunes de moins de 20 ans, contre 8,44 en France

- une part de logements HLM très élevée, ne respectant pas la mixité sociale :
En Seine-Saint-Denis, les locations HLM représentent 35,9%, et les locations non HLM 19,2% des résidences principales (contre respectivement 23,4% et 25,4% en Ile-de-France)

- le taux de couverture de la population par des prestations logement le plus élevé d’Ile-de-France (30% contre 19,3%)

- malgré un taux de natalité très élevé, un nombre de places en crèches trop faible, bien que la majorité communiste s’enorgueillisse de son action en faveur de la petite enfance (9.732 demandes formulées en 2002, 3.738 enfants seulement orientés en crèches, soit 38,5%)

- un taux de réussite scolaire inférieur aux moyennes nationales (75% de réussite au Bac général en Seine-Saint-Denis contre 83,6% en France, 64,4% contre 76,7% au Bac techno, 59,7% contre 75,9% au Bac pro, 73,8% contre 78,9% au Brevet série Collèges)

- un taux d’étudiants nettement inférieur au reste de l’Ile-de-France (53,4% des jeunes de 19 à 24 ans sont scolarisés en Seine-Saint-Denis, contre 62% en Ile-de-France)

- un niveau de diplôme nettement inférieur à la moyenne francilienne :
En Seine-Saint-Denis, 24,4% ne sont titulaires d’aucun diplôme contre 16,2% en Ile-de-France,
15,2% sont titulaires du Certificat d’Etudes Primaires contre 12,7% en Ile-de-France,
12,4% sont titulaires d’un Bac ou Brevet professionnel contre 13,9% en Ile-de-France,
7,8% sont titulaires d’un diplôme équivalent de Bac+2 contre 10,8% en Ile-de-France,
7,2% sont titulaires d’un diplôme de niveau supérieur contre 17,1% en Ile-de-France.

- 44% des écoles maternelles, primaires et des collèges classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP) en Seine-Saint-Denis.

- une proportion d’étrangers dans la population trois fois supérieure à la moyenne française (18,7% en Seine-Saint-Denis, contre 11,9% en Ile-de-France et 5,6% en France)

- de graves problèmes d’insécurité
102,2 faits constatés pour 1.000 habitants en Seine-Saint-Denis en 2002, contre 96,5‰ en Ile-de-France, 89,6‰ en petite couronne hors Paris (92, 93, 94) et 70,3‰ en France.
Ces chiffres départementaux masquent de grandes disparités entre les communes :
- Gagny (UMP) est la ville la plus sûre du département, avec un taux de 44,59‰ en 2003
- Saint-Denis (PCF) est la ville la moins sûre, dépassant les 139‰ en 2003

- au niveau du Conseil Général : de nombreux gaspillages, une grande dispersion des subventions, une gestion orientée, arbitraire et opaque, malgré les demandes récurrentes des élus de droite pour une transparence dans les choix de subventionnement du Conseil Général.
A titre d’exemple, pour le projet « Welcome To Da Hip-Hop Dom » voulant « valoriser la culture urbaine », le Conseil Général a attribué 11.000 € à la Commune de Bondy. De son côté, l’association « Street Spirit Culture » basée à Poissy (78) a touché la somme de 30.990 €. Plus récemment encore, la Commission permanente a attribué la somme de 126.000 € sur 3 ans au Museum d’Histoire Naturelle pour une étude sur la dynamique et le comportement des populations de la pie bavarde en milieu urbain…


L’alliance socialo-communiste responsable depuis 40 ans de tous ces maux


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En matière de logement, diversité de l’habitat et mixité sociale étaient perçues comme des menaces : « Nous avons pris dans les années 70 un retard considérable sur l’offre de logements, admet le Député-Maire PCF de Saint-Denis, Patrick Braouezec. Nous ne jurions que par le logement social. La classe ouvrière qui souhaitait accéder à la propriété n’avait qu’à aller ailleurs. (…) Dans l’usine, nous disions que les techniciens étaient des camarades. A l’extérieur, ils étaient les ennemis de classe qui risquaient de déstabiliser l’assise politique ».

En matière d’emploi et d’activité économique, la majorité socialo-communiste est restée sur la défensive, comme le reconnaît le Député-Maire communiste de Tremblay-en-France. « Longtemps, nous n’avons pensé qu’à lutter contre les fermetures d’usines. [Les grèves et occupations] étaient nécessaires, mais en même temps les changements étaient inévitables ».
Cette mentalité d’assiégés, ce repli sur des valeurs qui s’effilochent, ont longtemps déterminé la vision communiste de l’emploi et ont freiné tous les projets de développement. La Seine-Saint-Denis s’est arc-boutée dans le conservatisme, désignant clairement le patronat et les investisseurs comme ses adversaires. Personne ne peut oublier cette affiche du Conseil Général qui, il y a une quinzaine d’années, représentait le Département comme un fromage que dévoraient des rats-chefs d’entreprises aux couleurs américaines.

Comble pour un département aussi concerné par l’exclusion : en 1989, la Seine-Saint-Denis est entrée à reculons dans le dispositif RMI, par une grève des assistantes sociales départementales soutenues par le parti, le volet insertion de l’allocation étant considéré comme une contrepartie intolérable imposée aux plus démunis. A tel point qu’en 1996, le département, placé au 4ème rang national au nombre des bénéficiaires du RMI, détenait le plus faible taux de signature de contrats d’insertion, théoriquement obligatoire : environ 8% contre 53% de moyenne nationale.
Le Département s’est également signalé par son absence dans les contrats de ville signés en Seine-Saint-Denis.

Il est indéniable que cette longue énumération peut être fastidieuse et surtout désespérante pour les Séquano-Dyonisiens.
Malgré les critiques répétées de l’opposition, tous ces choix politiques ont accru la visibilité de la misère, le chômage de longue durée a fortement dégradé les capacités à accéder directement à un emploi, laissant s’installer la désespérance et le risque de voir encore monter le score du FN.

Cependant, cette situation n’est pas née de la fatalité : aucune mauvaise sorcière ne s’est penchée sur le berceau de la Seine-Saint-Denis, notre Département n’est pas éternellement voué aux matins qui déchantent et à la lutte des classes. Nous en sommes là par la volonté des hommes qui dirigent ce département depuis 40 ans et qui ont refusé de s’adapter aux exigences économiques.
Qu’une nouvelle majorité, humaniste, libérale et sociale, prenne les rênes de ce Département, et les choses changeront.

 

Par SYLVAIN ROBIQUET - Publié dans : AUTRES
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